Approche multi-référentielle ou intégrative ?

Dans un premier temps et pour adopter un vocabulaire commun, il convient de différencier la thérapie multi-référentielle (ou transverse) de la thérapie intégrative. En effet, si toutes deux sous-entendent une pluralité de compétences, dans la première celles-ci sont détenues par un seul thérapeute quand elles dépendent d’un réseau de thérapeutes pour la seconde.

Dans l’approche multi-référentielle, le thérapeute, rompu à différentes techniques et connaissances, met au profit de son client le savoir ou le savoir-faire adapté à ce qui est ajusté à cet instant de la thérapie. C’est par exemple, s’appuyer sur ses compétences de sophrologue pour proposer une relaxation… Comparativement à l’action d’un thérapeute que l’on pourrait qualifier de mono-référentiel, il est indéniablement plus performant. Il est à cet autre ce qu’un ingénieur est à un spécialiste.

Bien que ce soit un plus, cette pluralité n’est pas un gage de réussite, loin s’en faut. Le fait que toutes ces compétences soient produites par une même personne en diminue l’impact. En effet, la ou les techniques utilisées étant le choix d’une seule cogitation, si le thérapeute s’égare, se trompe dans son analyse ou dans son diagnostic, suit son idée dans tenir compte de ce qui se passe réellement avec son client, le remède aura autant d’effet que du mercurochrome sur une jambe de bois…

Dans une approche intégrative, le thérapeute intervient pour sa compétence « psychothérapeutique » dans le cadre d’une équipe dont il n’est pas le référent. De fait, il est en contact avec d’autres thérapeutes et peut – sans trahir les règles de confidentialité auxquelles il est tenu – prendre en compte les actions de soins parallèles pour son accompagnement.

Pour exemple…

Prenons le cas d’un naturopathe consulté par un client atteint d’un cancer. En complément du traitement prescrit par l’oncologue, le thérapeute référant s’assiste des compétences d’un acupuncteur pendant la phase de chimiothérapie. Ce thérapeute excelle dans son domaine et travaille l’énergie du foie pour éviter les effets secondaires. Lors de la radiothérapie, il s’appuie sur ses propres connaissances pour prescrire des huiles essentielles et adoucir les brulures de peau. En parallèle, il propose à son client de faire une psychothérapie pour bénéficier d’un soutien psychologique ou pour travailler les causes et/ou les effets de ce cancer…

Dans cet exemple, 4 thérapeutes ont travaillé sur la même personne en complément l’un avec l’autre. Mais c’est par la connaissance du naturopathe des effets secondaires des traitements anticancéreux que cette synergie a pu être mise en place.

Pour une psychothérapie intégrative…

Il y a deux façons d’intervenir en tant que psychopraticien dans une approche intégrative. Soit en tant que référant, soit en qualité de professionnel dans une approche psychothérapeutique.

Dans le premier cas, le psychopraticien est le référent d’une équipe de thérapeutes. A moins d’en avoir les compétences – le référent est médecin – il est souhaitable qu’il propose des soins parallèles dans le cadre d’un accompagnement psychothérapeutique, appuyé dès lors dans sa démarche par des approches complémentaires (constellations familiales, analyse transgénérationnelle, …) ou de de médecine douce (naturopathie, acupuncture, Analyse et réinformation cellulaire,…) dans des cas bien spécifiques (manifestations cutanées (herpès labial, psoriasis ou autres éruptions cutanées), état de fatigue, stress, …). La limite d’action est très fine et il importe de mesurer régulièrement son champ d’action pour favoriser, au moindre doute, l’avis ou l’action d’un médecin généraliste.

Dans tous les cas, la règle de confidentialité qui relie le psychothérapeute à son client lui interdit de rendre compte à un tiers de ce qui se travaille avec son client. Cette règle s’applique même lorsqu’il s’agit de réfléchir à plusieurs à ce qui pourrait être profitable à un client suivi de manière commune.

Et pour aller plus loin…